Les militantes et militants quittent le squat, mais ce n’est pas terminé pour autant

À 8h00 ce matin, Peter Sergakis, propriétaire du terrain occupé, a lu l’avis d’expulsion à la trentaine de militantes et militants toujours installé-e-s au coin des rues Notre-Dame Ouest et Saint-Philippe le tout sous la surveillance d’un nombre démesuré de policiers.  Nous avons pu encore une fois constater que la propriété privée prime sur les droits collectifs.

Le POPIR-Comité Logement réitère la pertinence de l’action et des revendications formulées par les squatteuses et squatteurs. La Ville de Montréal doit mettre en place une réserve de terrains et de bâtiments afin de freiner la spéculation et de permettre le développement de logements sociaux.

Les militantes et militants ont décidé de leur propre chef de quitter le site. Le squat de St-Henri ne sera pas la dernière action de réappropriation collective de la ville. Nous appelons à multiplier les actions d’occupations et les squats afin de revendiquer le droit à la ville pour toutes et pour tous.

À qui la ville? À nous la ville!

À qui la ville?: Après cinq jours, le campement est toujours là et les revendications toujours pertinentes

 À qui la ville?: Après cinq jours, le campement est toujours là et les revendications toujours pertinentes

Alors qu’une menace d’expulsion pèse sur les occupantes et les occupants, le POPIR-Comité Logement tient à rappeler la pertinence de l’action. Le campement a été établi sur un site vacant, laissé à l’abandon depuis une dizaine d’années. Des sites comme celui-là, il y en a des centaines à Montréal, laissés aux aléas de la spéculation. La logique du marché fait augmenter de façon complètement artificielle la valeur des terrains et par le fait même le prix des loyers.

Les militantes et militants qui occupent le site ont eu comme préoccupation constante le bien-être et le respect du voisinage. L’objectif de l’action est de sensibiliser les gens sur la nécessité de retirer des terrains et des bâtiments vacants du marché privé afin de développer du logement social. C’est pourquoi, nous sommes surpris d’entendre que des voisins et voisines se sont plaints de la présence du campement à Peter Sergakis.

Le site est ouvert à tous et à toutes. Les occupantes et occupants ont reçu la visite d’une centaine de personnes depuis samedi, qui viennent discuter et manger, qui participent aux assemblées générales. « De nombreuses familles nous ont dit avoir visité le campement durant la semaine. Il y avait des activités avec les enfants, de la nourriture et le site était accueillant.» confirme Séverine Montfort de l’organisme Famijeunes.

Il y a une dizaine d’année, le POPIR occupait une station d’essence désaffectée sur la rue St-Philippe. Aujourd’hui, on y trouve des condos. «Si la Ville avait agi plus rapidement en mettant en place une réserve de terrains et bâtiments vacants, c’est peut-être une coopérative qui s’y trouverait aujourd’hui. La flambée des prix des terrains rend le développement de logements sociaux de plus en plus ardu. Dans Griffintown, on sait déjà que le prix pour un 3 ½ dans une coopérative d’habitation sera de plus de 600$ par mois…on ne peut plus parler de loyer accessible pour les personnes à faible revenu. » affirme Valérie Simard du POPIR-Comité Logement.

Le POPIR-Comité Logement continue à soutenir l’occupation du terrain tant et aussi longtemps que la Ville de Montréal ne s’engagera pas à mettre en place une réserve de terrains et bâtiments. «Nous voulons que l’administration publique comprenne que la ville n’appartient pas aux intérêts privés! La ville est à ceux et celles qui l’habitent et nous avons une responsabilité collective de nous assurer que tous et toutes soient bien logé-e-s!» conclut Fred Burrill.

 

À qui la ville?! Après trois jours, le campement tient toujours

Les militants et militantes tiennent toujours leur campement au coin des rues Notre-Dame O. et St-Philippe dans le quartier St-Henri afin de revendiquer une réserve de terrains et de  bâtiments afin de développer du logement social.

En 2012, il s’est construit près de dix fois plus de condos que de logements locatifs à Montréal alors que 23,4% des ménages locataires montréalais ont des besoins impérieux de logements. C’est aussi 187 460 ménages locataires qui consacrent plus de 30% de leurs revenus au loyer[i].

Le quartier St-Henri est un exemple frappant d’embourgeoisement. Lors de la dernière évaluation municipale, le Sud-Ouest a été le deuxième arrondissement à connaitre la plus importante hausse de la valeur foncière. Cette hausse est directement liée à la spéculation intense dans le quartier. Rappelons que la spéculation et la hausse de la valeur foncière qui en résulte ont un impact direct sur l’augmentation des loyers des locataires. C’est pourquoi les militants et militantes se sont installé-e-s sur un terrain laissé à l’abandon depuis 10 ans.

De militants du POPIR sur le site de À qui la ville?
De militants du POPIR sur le site de À qui la ville?

Lors d’une assemblée générale qui se tenait cet après-midi, le campement a reçu la visite du maire de l’arrondissement du Sud-Ouest et responsable de l’habitation à la Ville de Montréal, Benoit Dorais. Après avoir écouté les revendications du groupe, le maire a dit qu’il menait déjà des actions au sein du comité exécutif de la Ville afin que celle-ci se dote d’une réserve foncière. Il a affirmé que le comité exécutif se pencherait sur cette question au mois de juin. Il a finalement confirmé que le campement était toujours toléré par le propriétaire, Peter Sergakis.

Les militantes et les militants ont toutefois clairement indiqué au maire qu’ils ne désiraient pas engager un dialogue avec les élu-e-s. Ils jugent que leur revendication est claire et qu’il ne s’agit maintenant que d’une question de volonté politique. Depuis trop longtemps, les élu-e-s et les administrations publiques défendent les intérêts du privé. Il est maintenant temps d’agir afin de s’assurer que la population défavorisée soit logée décemment. Pour ceux et celles qui occupent le terrain, cela passe par une réserve qui permet de retirer des terrains et des bâtiments du marché privé et le développement de logements sociaux.

Les squatteurs et squatteuses gardent le cap et n’ont pas l’intention de quitter le terrain tant que des gestes concrets dans ce sens ne seront posés par les élu-e-s.

À qui la ville? À NOUS LA VILLE!



[i] Montréal : Milieu de vie ou marchandise? Les responsabilités de la Ville en matière de logement, publication du FRAPRU, mars 2013

2ème jour du squat du terrain pour une réserve de logements sociaux

Malgré les orages et l’harcèlement des flics, le squat (du terrain) « À qui la ville» a passé avec succès sa première nuit. On finit de sécher notre équipement, on améliore l’infrastructure du camp et la Cuisine du Peuple est en train de se mettre en place. Nos revendications pour une réserve de terrains pour des logements sociaux et l’arrêt de l’embourgeoisement de nos quartiers reçoivent un soutien chaleureux de la part des voisinEs et des passantEs.

Il y a beaucoup de choses à faire ici : aménagement, projet artistique, ou autre. Si vous vous sentez d’attaque, venez-nous rejoindre et plantez-y votre tente, ou utilisez celles installées par les camarades. Vous êtes les bienvenues avec du matériel, ou pas : nous avons besoin de monde, repas, couvertures, tentes, tapis de sol, lampes, glacière, éclairage, musique, électricité, argent, poubelles, bacs, trucs de nettoyage, etc. Ce soir, après le dîner, nous allons tenir une assemblée générale publique suivie d’une projection (si elle pluie pas à nouveau) .

Nous avons besoin de beaucoup d’aide! S’il vous plaît venez nous visiter au coin des rues Notre-Dame et rue St-Philippe, près du métro St-Henri, mais surtout, venez occuper avec nous. Amenez unE amiE! Passez le mot par les médias sociaux!

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Despite storms and harassment from cops, the squat « A qui la ville (Whose City) » has passed its first night. We’re drying our equipment, improving the infrastructure of the camp and the Cuisine du Peuple is setting up. Our demands for a reserve of land for housing and a halt to the gentrification of our neighborhoods has received warm support from the neighbors and passers.

There are many things to do here: design, art project or another. If you’re feeling energetic, come join us and plant your tent, or use those already installed. You’re welcome whether or not you have equipment. We need people, meals, blankets, tents, carpets, lamps, coolers, lighting, music, power, money, bins, boxes, stuff (!) cleaning, etc.. Tonight after dinner, we will hold a public general assembly followed by a screening (if not rain again).

We need a lot of help! Please visit us at the corner of Notre Dame and St-Philippe, near St-Henri metro station. Bring a friend! Spread the word through social media!

À qui la Ville ? Whose city ? LA RÉPONSE LE 1er JUIN

La ville n’appartient pas à ceux et celles qui l’habitent et l’animent. La ville est le terrain de jeux des promoteurs et spéculateurs. De St-Henri à Hochelaga, être locataire à Montréal c’est de plus en plus difficile. Pendant qu’on peine à payer le loyer ou à en trouver un qu’on est capable de payer, les développements de condos poussent comme des champignons.

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Nos quartiers se transforment, et les résidantes     et résidants de longue date sont souvent forcé-e-s de les quitter, faute de pouvoir s’y loger. Quand on y reste, on ne reconnait plus la rue principale ni le resto du coin et sa faune d’habitué-e-s qui ont dû laisser leur place à un petit café branché parce que le loyer a doublé.
Le 1er juin, on se réapproprie la ville!
Plus question de laisser des terrains et des bâtiments vacants pendant que des milliers de personnes sont mal-logées!
Plus question de laisser les spéculateurs s’enrichir aux dépends des plus pauvres!
Plus question de laisser les promoteurs et les administrations publiques transformer nos quartiers!
Plus question de traiter la ville comme une marchandise!

Le 1er juin, on s’installe et on ne bouge plus! Rendez-vous à 14h au métro Lionel-Groulx pour une marche et une action surprise!

 

Currently the city doesn’t belong to those live in it and love it. The city is a playground for promoters and speculators. Whether we’re from St-Henri or from Hochelaga, being a tenant in Montreal is more and more difficult.

While we struggle to pay the rent or to find a rent we’re able to pay, condo developments are popping up like mushrooms. Our neighbourhoods are being transformed, and long-time residents are being forced to leave because they can’t find housing. When we insist on staying, we can’t even recognize anymore the main streets and miss the local restaurants (with their die-hard clients), increasingly forced out by increased rents in favour of small chique cafés.

On June 1st, we’re taking back our city!
Enough with leaving lots and buildings empty while thousands are poorly-housed!
Enough with letting speculators line their pockets with the misery of the poorest among us!
Enough with letting promoters and public administrations transform our neighbourhoods!
Enough with our city being treated as a commodity!

On June 1st, we’re digging in and not moving! Meeting point at 2PM at Metro Lionel-Groulx for a march and surprise action!

Le POPIR-Comité Logement marche pour un statut pour toutes et tous

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Samedi, le 18 mai, le POPIR-Comité Logement participera au contingent Sud-Ouest de la marche pour un status pour toutes et tous.

Organisé par Solidarité sans frontières, MexicainEs uniEs pour la régularisation, Personne n’est illégal-Montréal, Dignidad Migrante, et le Centre des travailleurs et travailleuses immigrant-es, la marche a pour but de revendiquer la justice et la dignité pour tout-tes les immigrant-es et les réfugié-es. Nous marcherons ensemble pour exiger la fin des déportations et des détentions et également pour dénoncer la double peine dont sont victimes les immigrant-e-s qui ont un dossier criminel. Nous revendiquons Un Statut pour toutes et tous et mobilisons pour construire une Cité sans frontières dans laquelle toute la population peut vivre dans la justice et la dignité.

Présentement, trop de nos voisins et voisines dans le Sud-Ouest n’ont pas accès aux services dont ils ont besoin, acceptant des situations intolérables parce que leurs droits fondamentaux sont niés à cause de leur statut.

C’est surtout le cas en matière de logement. Pour accéder aux logement sociaux, il faut être citoyen-ne canadien-ne ou avoir un statut de résident-e permanent-e. En tant qu’organisme qui lutte à la défense des droits des locataires, nous ne pouvons pas accepter une réalité qui porte atteint au droit au logement pour des milliers de personnes. Toutes et tous ont le droit à un logement, peu importe leur statut.

Le POPIR-Comité Logement vous invite à vous joindre au contingent Sud-Ouest, au Métro de l’Église ce samedi le 18 mai, à 13h. Tous et toutes ensemble pour le droit au logement et une vie digne et stable pour toutes et tous!

700 condos sur le site de la Canada Malting: QUI DÉCIDE?

photo_malting700 condos sur le site de la Canada Malting: QUI DÉCIDE?

Au cours des mois de mars et avril, l’arrondissement du Sud-Ouest a organisé des rencontres avec différents acteurs du quartier afin de discuter du développement de la Canada Malting.

Ces rencontres ont été organisées en partenariat avec des promoteurs immobiliers et une firme de consultation. Nous savons maintenant qu’un projet de quelques 700 unités de condos sera développé sur le site.

La Canada Malting est l’un des derniers vestiges du passé industriel du canalLachine et de St-Henri. Le bâtiment, laissé à l’abandon durant de nombreuses années, comporte des éléments d’intérêt patrimonial.

Un projet de 700 condos sur le site aura des impacts négatifs pour le quartier. Le site est situé dans l’un des secteurs les plus pauvres de St-Henri. Pour les locataires, un tel projet impliquera des hausses de loyers, et l’intérêt grandissant des promoteurs immobiliers risque d’occasionner des évictions, reprises de logements, conversions de logements locatifs en condos et démolitions. Pour les résidantes et résidants de la rue St-Ambroise, c’est encore plus de voitures en circulation.

Il est inacceptable qu’un tel projet se développe sur ce site sans que la population de St-Henri ne puisse être impliquée! Le site a un potentiel énorme et les idées ne manquent pas pour le mettre en valeur. Encore une fois, nos administrations publiques manquent d’imagination et les intérêts privés priment sur les intérêts de la collectivité!

Nous voulons stopper le développement par des investisseurs du site de la Malting afin de permettre à la population de St-Henri d’avoir son mot à dire dans le développement de leur quartier!

Joignez-vous à nous pour en savoir plus et pour vous impliquer:

JEUDI, 16 mai, 18h30, CRCS St-Zotique-120 Un léger goûter sera servi.

 

Défendons nos logements sociaux : à Québec le samedi 11 mai

Le POPIR-Comité Logement va se joindre aux comités logement de toute la Province pour participer à une manifestation nationale, samedi le 11 mai, à Québec, pour défendre les logements sociaux existants et exiger du fédéral qu’il renouvelle les ententes !

RDV au POPIRaffiche_11mai2013 au 4017, Notre-Dame Ouest
samedi 11 mai ; départ à 8h30
Lunch fourni (merci de confirmer avant)

Au cours des prochaines années, le gouvernement fédéral cessera de verser des subventions aux logements sociaux qu’il a pourtant contribué à réaliser et qu’il finance en partie depuis des décennies. Quelque 127 000 logements HLM, coopératifs et appartenant à des organismes sans but lucratif (OSBL) d’habitation seront touchés. Cela représente 85 % de l’ensemble des logements sociaux construits au Québec.

Dans le cas des logements qui sont sous la responsabilité exclusive de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et qui sont déjà arrivés à la fin de leurs subventions fédérales, les locataires à faible revenu ont vu leur loyer augmenter de 200 $ par mois, parfois plus. Jusqu’à présent, il ne s’agit que d’une petite partie des logements concernés, mais ce nombre augmentera dangereusement dès 2014-2015.

Dans le cas des HLM qui sont sous la responsabilité de la Société d’habitation du Québec (SHQ), le gouvernement québécois estime que lorsque toutes les subventions fédérales auront pris fin, le Québec aura perdu 130 millions $ par année. Décidera-t-il alors d’assumer seul cette perte ou choisira-t-il d’en transférer une partie aux locataires, en augmentant leur loyer ou autrement?

Plusieurs de ces logements ont besoin de réparations majeures. Or, le fédéral, qui a eu un petit programme de subvention à cet effet pendant deux ans, n’y consacre plus un sou, de sorte que les immeubles et les logements continuent de se détériorer.

Dans son budget du 21 mars dernier, le gouvernement Harper a choisi l’austérité et le déficit « zéro », au mépris des engagements du gouvernement canadien en faveur du droit au logement. Pourtant, d’autres choix s’offraient à lui, comme mettre davantage à profit les contribuables ayant des revenus imposables de 250 000 $ et plus, taxer les capitaux qui transitent vers les paradis fiscaux ou imposer les héritages de plus de 5 millions $, comme le proposait le Centre canadien des politiques alternatives (CCPA).

Ottawa doit continuer d’aider les locataires à faible revenu des logements sociaux!

Ottawa doit soutenir la remise en état des logements sociaux!

Locataires de HLM de la Petite-Bourgogne : assemblée publique

Les locataires de HLM de la Petite-Bourgogne sont invité-e-s à une Assemblée publique sur l’avenir de leur logement ! Jeudi 2 mai, de 1 pm à 2.30 pm, au centre Tyndale St-George (870, Richmond Square).

Pour le moment, le gouvernement fédéral finance encore les HLM en vertu d’une entente qui finira sous peu. Les HLM de la Petite-Bourgogne construits dans les années 70 seront les premiers touchés par la fin de ces ententes. N’oublions pas que dans ce quartier, il y a 1400 logements HLM !!

Si le fédéral ne renouvelle pas les ententes, qui va payer pour le manque à gagner ? Avec quel argent seront rénovés les immeubles qui en ont grandement besoin ? Est-ce que le gouvernement du Québec va remplacer le fédéral ou bien augmenter les loyers ? Surtout, est-ce qu’il y a une façon de forcer le fédéral à renouveler les ententes ?

Les locataires sont invités à venir chercher l’info et parler des actions à entreprendre !! Nous vous attendons en grand nombre…

27 avril : contingent unitaire contre les réformes !!

Le samedi 27 avril, le POPIR-Comité Logement participera au contingent unitaire dans la marche contre les réformes du chômage au fédéral et de l’aide sociale au provincial.

DÉPART DU POPIR À 12H30 !!

manif27-04
Ce rassemblement monstre vise à dénoncer le saccage de l’assurance-chômage.  Cependant, il est impératif de faire de même à propos des coupes à l’aide sociale prévues par la ministre Agnès Maltais. Il est impératif de lier ces deux combats. Ces deux réformes s’inscrivent dans un discours de coupes obligées par le « nécessaire » retour à l’équilibre budgétaire. Elles subordonnent le droit à l’aide sociale et au chômage à l’acceptation d’un emploi et vont directement à l’encontre du droit de choisir librement son travail.

Nous rejoindrons le contingent unitaire!
Samedi 27 avril, à 13h15
Rendez-vous sous la bannière : Assurance-chômage, aide sociale. Deux réformes, une même logique : le cheap labour!
Place du Canada, au coin des rues Peel et de la Gauchetière